Radon

Le radon est un gaz radioactif d’origine naturelle, présent dans la croûte terrestre (particulièrement dans les sols granitiques). Il résulte de la désintégration de l’uranium et du radium présents naturellement dans le sol et les roches. Présent partout (dans l’air, le sol, l’eau), il est inodore, inerte et incolore et se diffuse dans l’air, à très faible concentration. En France, c’est la 2ème cause de cancer du poumon derrière le tabac.

La cartographie

Le territoire français est classé en trois zones de potentiel radon (décret 2018-434 de juin 2018) :

  • zone 1 : faible potentiel radon ;
  • zone 2 : faible potentiel radon, mais avec des conditions géologiques favorisant son transfert vers les bâtiments ;
  • zone 3 : potentiel radon significatif.

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En Nouvelle-Aquitaine, certaines communes sont situées en zone 3. Il est recommandé aux habitants et aux collectivités de consulter la carte de zonage disponible sur le site de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) pour identifier leur situation et évaluer précisément leur niveau de risque.

–> Connaître le potentiel radon sur sa commune

La réglementation

1. Niveau de référence réglementaire

En France, le niveau de référence réglementaire pour le radon est fixé à 300 Bq/m³ d’activité volumique moyenne annuelle dans les bâtiments. Ce seuil, défini par l’arrêté du 27 juin 2018, constitue un repère au-delà duquel des actions correctives doivent être mises en place.

Aucune contrainte réglementaire spécifique n’est imposée aux particuliers pour la gestion du radon dans les habitations. Cependant, il est fortement recommandé de réduire les effets du radon, notamment lorsque la concentration est supérieure à 300 Bq/m³. Des mesures techniques, telles que des modifications constructives, peuvent être mises en place pour diminuer les niveaux de radon dans les habitations.

Le risque radon d’une commune est intégré dans le Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs (DICRIM) et le Dossier Départemental des Risques Majeurs (DDRM), pour les zones à potentiel radon de niveau 3. Ces documents sont disponibles en mairie et en préfecture. Ils fournissent des informations sur les risques spécifiques à chaque territoire et les consignes à suivre en cas de danger.

2. Obligations des établissements recevant du public (ERP)

Les propriétaires et exploitants de certains ERP situés en zone 3 (écoles, crèches, établissements sanitaires, thermaux, pénitentiaires) doivent mesurer l’activité en radon tous les 10 ans. En cas de dépassement de 300 Bq/m³, ils doivent mettre en œuvre des actions correctives et en informer le public concerné.

3. Obligations des employeurs

Indépendamment de la zone, les employeurs doivent évaluer le risque radon dans les lieux de travail situés en sous-sol ou en rez-de-chaussée. Si la concentration dépasse le seuil réglementaire, des mesures doivent être prises pour réduire l’exposition des travailleurs.

4. Information des acquéreurs et locataires

Dans les zones à potentiel radon significatif (zone 3), les vendeurs ou bailleurs ont l’obligation d’informer les acquéreurs et locataires de la présence potentielle du radon, conformément à l’état des risques et pollutions disponible sous Géorisques.

La plaquette d’information en région Nouvelle-Aquitaine

Pour accompagner les habitants et les collectivités dans la compréhension des risques liés au radon, une plaquette d’information est mise à disposition. Ce document présente :

  • les effets du radon sur la santé ;
  • les résultats des mesures réalisées dans la région ;
  • les recommandations pour limiter son exposition.

Télécharger la plaquette

 

Quelques mesures préventives

Si une concentration élevée de radon est détectée dans un bâtiment, plusieurs mesures peuvent être mises en place, notamment :

  • installer des détecteurs de radon ponctuels ou à long terme pour surveiller les concentrations de radon de manière continue. Cela permet de détecter rapidement toute augmentation des niveaux de radon et de prendre des mesures correctives si nécessaire.

  • améliorer la ventilation : assurer un renouvellement d’air efficace dans les espaces clos ;

  • éviter l’infiltration du radon : renforcer l’étanchéité des sols et des murs ;

  • installer un système de ventilation mécanique contrôlée pour assurer un renouvellement d’air constant et efficace dans le bâtiment : la VMC peut aider à diluer et à évacuer le radon présent dans l’air intérieur ;

  • sceller toutes les fissures, les joints de dilatation, et les autres ouvertures dans les fondations, les murs, et les planchers pour empêcher l’infiltration du radon.

La mesure du radon est réalisée à l’aide de dosimètres (détecteurs) passifs, placés pendant au moins deux mois en période hivernale dans les pièces les plus utilisées. Cette période est choisie, car les concentrations de radon sont généralement plus élevées en hiver, en raison de la réduction de la ventilation naturelle.

Les dosimètres passifs capturent les particules alpha émises par le radon et sont ensuite analysés en laboratoire pour estimer la concentration moyenne de radon. Ces analyses doivent être effectuées par des organismes agréés par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), garantissant ainsi la fiabilité des résultats.

Pour aller plus loin

Quelques sites :