Risques – Nouvelle-Aquitaine : Inondations dans le Sud-Ouest – Les tempêtes Lothar et Martin des 26 et 27 décembre 1999

Evènements du territoire, Risques naturels

23/12/2019

Dans le cadre l’Observatoire Régional sur les Risques de la Nouvelle Aquitaine (ORRNA), le centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (CEREMA) a élaboré des fiches sur des événements inondations « remarquables ».
Cette fiche met en lumière l’aspect remarquable de l’événement du 26/12/1999 sur les départements de la Gironde, des Landes, et de la Charente-Maritime.

Deux violentes tempêtes d’une violence rarissime se sont succédées à 36 heures d’intervalle en France, et particulièrement dans les départements du Sud-Ouest, les 26 et 27 décembre 1999. Cet événement, particulièrement intense, s’est accompagné de vents puissants et de pluies intenses qui ont provoqué des débordements significatifs de la Garonne en Gironde.

Enfin, ces deux dépressions ont été qualifiées de “tempêtes du siècle” et ont causé des dégâts matériels importants, des dommages de grande ampleur et des victimes.

 

Localisation et présentation du secteur impacté

Le territoire impacté par la tempête comprend la région de la Nouvelle Aquitaine et plus particulièrement les départements de la Gironde, de la Charente, de la Charente-Maritime et  des Landes. En terme d’inondation, c’est le département de la Gironde qui a été impacté avec des débordements de la Garonne (Carte 1 : Secteur_impacté).

La Nouvelle-Aquitaine présente une large façade maritime de près de 720 kilomètres ouverte sur l’océan Atlantique, allant de la réserve naturelle nationale de la Baie de l’Aiguillon et de l’estuaire de la Sèvre niortaise (au nord de Charron) à celui de la Bidassoa (au sud d’Hendaye) et comprenant les îles de l’archipel charentais (îles de Ré, d’Oléron, d’Aix et Madame) ainsi que la vaste échancrure du bassin d’Arcachon.

 

Carte 1 : Secteur impacté (source : https://www.actualitix.com/carte-nouvelle-aquitaine.html)

 

Contexte hydrologique et pluviométrique du bassin versant

Le réseau hydrographique de la Nouvelle-Aquitaine

Le territoire de la nouvelle Aquitaine présente un réseau hydrographique dense et diversifié avec un linéaire total de 20000 kilomètres de cours d’eau. Cette diversité s’exprime en terme de taille des cours d’eau (de la taille de fleuve à taille du réseau du chevelu (ruisseaux, crastes, fossés)) mais aussi en terme de fonctionnement (fonctionnement en régime de plaine, fluvio-maritime, de montagne pyrénéen (nivo-pluvial)).

A l’échelle de la région de la Nouvelle Aquitaine, on distingue 7 grands bassins :

  • La Garonne dont la source se situe dans le Val d’Aran en Espagne
  • La Dordogne qui s’écoule du Massif Central avant d’entrer en Aquitaine et de confluer avec la Garonne pour former l’estuaire de la Gironde
  • L’Adour et les Gaves
  • La Vienne ainsi que les bassins de ses affluents du Clain et du Thouet
  • La Sèvre-niortaise
  • La Charente
  • Les nombreux fleuves côtiers, les lacs médocains et les étangs landais.

 

Le bassin versant de la Garonne :

Classé comme le troisième fleuve français par son débit moyen, la Garonne est un fleuve franco-espagnol d’une longueur hydraulique de 525 km. Il prend sa source en Espagne à 1876 mètres d’altitude et draine le bassin aquitain pour se jeter dans l’océan Atlantique dans l’estuaire de la Gironde.

Son bassin versant couvre 55 846 km² et représente 10 % du territoire français. Tout au long de son parcours, la Garonne s’enrichit de nombreux affluents : Ariège, Save, Tarn, Aveyon, Gers, Lot, Baïse…

Le débit de la Garonne à hauteur de Toulouse reste modeste (de l’ordre de 10 à 400 m³/s) mais devient important à Bordeaux (entre 400 et 1000 m³/s). Sur le tronçon hydrographique aval, à partir de Bordeaux, la Garonne subit une influence maritime qui amplifie les phénomènes de débordements liées aux crues. Cette influence est liée à l’amplitude des marées astronomiques (coefficients maximal de pleine mer), la surcote météorologique (dépression météorologique, vent, état de la mer, effet dynamique de la tempête) et enfin les effets locaux dynamiques (houle, set-up et intensité des vagues, vitesses d’écoulement, …).

 

Carte 2 : Réseau hydrographique de la région Nouvelle-Aquitaine (source : https://vaux-sur-mer-autrement.info/wp-content/uploads/2018/10/Rapport-AcclimaTerra-pages-150-175.pdf)

 

La carte suivante présente le linéaire de la Garonne sur le département de la Gironde.

Carte 3 : La Garonne dans le Département de la Gironde (source : https://www.french-waterways.com/waterways/south-west/garonne-gironde)

 

Contexte climatologique et pluviométrique

Tout au long de l’année, le territoire de la Nouvelle Aquitaine jouit d’un climat océanique doux, avec des températures moyennes en journée de 12 °C pendant les mois les plus froids et 27°C pour les mois les plus chauds. Dans l’ensemble, les hivers sont doux et pluvieux. En revanche, par temps anticyclonal, le froid peut s’installer dans les territoires.

D’une manière générale, les vents d’ouest et du nord-ouest sont les plus fréquents, souvent violents et sont vecteurs de pluie.

Sur une période d’observation depuis les années  1970 jusqu’à aujourd’hui :

  • en Nouvelle Aquitaine, hormis les départements du Lot-et-Garonne et du sud de la Dordogne, le cumul des précipitations annuelles excèdent 800 mm. Au nord de la Nouvelle-Aquitaine, elles augmentent légèrement à mesure qu’on s’approche du Limousin ; au sud, elles s’accroissent rapidement pour excéder 1000 mm dans le piémont béarnais et basque, et dépasser 2000 mm sur les sommets pyrénéens.
  • sur le territoire de la Gironde, le cumul des précipitations annuelles est en moyenne de 850 à 900 mm.

A partir des données de la station météorologique de Bordeaux Mérignac, un diagramme climatique est élaboré en faisant apparaître la pluviométrie et la température annuelle (Illustration 2 : Diagramme_climatique_Gironde).

Sur la période de 1970 à aujourd’hui, la lecture du diagramme ci-dessous montre que les précipitations sont abondantes pendant toute l’année (surtout en novembre (90 mm), décembre (105 mm) et janvier (85 mm)) et permettent de couvrir les besoins de l’agriculture (produits agricoles, vignes) qui font la réputation de la région.

 

Illustration 1 : Diagramme climatique dans le département de la Gironde (source : https://planificateur.a-contresens.net/europe/france/nouvelle_aquitaine/bordeaux/3031582.html)

 

Événements historiques similaires

Le tableau ci-dessous dresse une liste des événements  historiques majeurs des tempêtes qui se sont abattues à l’échelle des départements de la région de la Nouvelle Aquitaine depuis ces 40 dernières années. Pour chaque événement,  il est vérifié l’existence d’un Arrêté de Catastrophes naturelles (CATNAT).

Tableau 1 : Liste des événements historiques majeurs et arrêtés CATNAT

 

Description du phénomène

La description de cet événement peut se faire suivant une explication du phénomène météorologique, pluviométrique ainsi que ses conséquences hydrologiques.

 

Concernant le phénomène météorologique :

En 1999, le mois décembre a été le témoin d’une succession de tempêtes avec des vents très violents. En date du 26 et 28 décembre 1999, les vents s’intensifient avec un maximum de vitesse lors du passage de 2 tempêtes dévastatrices venues de l’Ouest : la première nommée Lothar et la deuxième nommée Martin.

Les vitesses des vents enregistrés lors de ces 2 tempêtes sont des records absolus de vitesse pour un grand nombre de stations d’enregistrement.

Le caractère exceptionnel de cet événement vient du fait que les 2 tempêtes se sont formées  relativement proche des côtes puis se sont renforcées à l’intérieur des terres. Ces dernières sont rentrées en “résonance” en très haute altitude pour s’intensifier avec des pressions extrêmement basses de l’ordre de 962 Hpa pour Lothar et 964 Hpa pour Martin.

La première tempête “Lothar” traverse la France le 26/12/1999 à une vitesse de 100 Km/h. Elle aborde le littoral du pays par Brest vers 02h00 du matin et s’évacue par Strasbourg aux environs de 11h00 du matin. La dépression de cette tempête génère des vents équivalents à ceux d’un ouragan de Catégorie 1, avec des rafales de vent exceptionnelles. Cette tempête touche le Nord de la Nouvelle-Aquitaine et principalement les départements des Deux-Sèvres (79), de la Vienne (86) et de la Charente-Maritime (17) qui sont les plus concernés.

La deuxième tempête “Martin” touche la France entre l’après-midi du 27/12/1999 à la nuit du 27 au 28/12/1999. La vitesse de cette tempête est proche de 100 Km/h et sa trajectoire passe plus au Sud que la tempête Lothar. Elle passe de la pointe sud de la Bretagne (le 27 à 16h) puis l’Alsace vers 4 h du matin. La dépression s’évacue alors vers l’est. Au passage de cette deuxième tempête, les vents les plus violents soufflent dans sa partie sud, du sud de la Bretagne et de la côte vendéenne.

Il s’agit là aussi d’une tempête record pour le sud-ouest et le Massif Central, avec des rafales ayant  atteint 198 km/h à l’île d’Oléron (17), 173 km/hau Cap Ferret (33), 158 km/h à La Rochelle (17) et 144 km/h à Bordeaux (33).

 

La carte suivante illustre la trajectoire des 2 tempêtes Lothar et Martin sur la France les 26 et  27/12/1999.

Illustration 2 : Trajectoire des tempêtes Lothar et Martin (source : https://actualite.lachainemeteo.com/actualite-meteo/2018-12-29/tempetes-du-siecle-il-y-a-19-ans-lothar-et-martin-devastaient-la-france-45875)

 

Concernant le phénomène pluviométrique :

La première tempête Lothar s’est accompagnée de pluies assez modérées avec des valeurs moyennes en Aquitaine de l’ordre de 15 mm sur une durée de 24 heures (entre le 26/12/1999 7h00 et le 27/12/1999 7h00). En revanche, dans le département des Landes, les valeurs cumulées de pluies sont plus importantes sans être toutefois excessives : il est relevé sur cette même période de 24 heures des valeurs de 50 mm.

La deuxième tempête Martin laisse dans son passage, dans la nuit du 27/12/1999 au 28/12/1999, des pluies intenses. Sur les départements de la Charente-Maritime (17), de la Gironde (33) et des Landes (40), il a été relevé sur une durée de 3 jours, des valeurs pluviométriques remarquables de l’ordre de 60 mm à 100 mm, ce qui correspond à l’équivalent de 1 mois de pluie.

 

La carte ci-dessous illustre les cumuls pluviométriques sur 3 jours entre les 25 et 27/12/1999.

Illustration 3 : Cumul des précipitations sur 3 jours (source : http://tempetes.meteo.fr/IMG/anthemis_pluie/19991226Pluie3j.jpg)

 

Concernant les conséquences hydrologiques :

Ces deux événements tempétueux ont provoqué de nombreuses inondations sur le territoire de la Gironde pour 3 raisons principales :

  • une pluviométrie importante : des épisodes pluvieux se sont succèdés au passage des 2 tempêtes avec des cumuls quotidiens de 20 à 50 mm (pour les journées du 26, 27 et 28 décembre 199) interviennent après 1 mois de décembre pluvieux,
  • l’impact de la dépression atmosphérique qui a créé localement une surcote du plan d’eau (de manière générale la surcote est de + 1 cm par unité hPa en moins par rapport à une pression normale de 1013 hPa,
  • la concomitance de la marée de pleine mer avec les vents violents induits par la dépression,

 

Concrètement, il s’est produit :

  • des inondations significatives de la Garonne les 27 et 28/12/1999.sur le département de la Gironde. En effet, l’effet de surcote s’est propagé dans l’estuaire et a atteint une valeur 2,5 mètres à Pauillac et à Blaye, inondant la centrale nucléaire du Blayais et provoquant des inondations importantes des quais à Bordeaux. Les coefficients de marée à cette période de l’année, relativement faible (coefficient de marée de pleine mer de valeur 83 à 20h51 le 27/12/1999), a limité ainsi les effets de cette onde de tempête.
  • des inondations de nombreux cours d’eaux affluents de la Garonne au niveau de l’agglomération Bordelaise. la concomitance. En effet, un phénomène de concomitance des pluies torrentielles associées aux phénomènes de surcote météorologique et de la marée haute, a fait sortir de leur lit ces cours d’eaux. Les débits d’eaux de ces affluents ne pouvant s’évacuer librement dans la Garonne, il s’est ainsi créé un effet bouchon et cela a provoqué les 27 et 28/12/1999  des inondations spectaculaires,

 

D’autre part, des inondations de submersion marine se sont produites sur le littoral de la façade atlantique sur les départements de la Charente-Maritime (17), de la Gironde (33) et des Landes (40). Sur les rivages, les vents violents ont renforcés la marée montante  et de très fortes vagues se sont formées en bord de mer.

Certaines parties basses du littoral ont été envahies par les eaux marines, et la surcôte a formé des valeurs de l’ordre de 1,5 m sur l’Atlantique, au passage de la tempête du 27 décembre provoquant de nombreux dégâts.

 

Ci-dessous les dégâts de la tempête Martin le 28/12/119 à La Rochelle (Charente-Maritime).

Image 1 : Inondations sur Quai La Rochelle – 1999 (source : https://www.sudouest.fr/2017/02/03/ces-tempetes-dont-la-violence-a-ravage-la-region-depuis-1999-3165550-4971.php)

 

Dommages avérés suite aux tempêtes Lothar et Matin de décembre 1999

Cette tempête d’une violence exceptionnelle, est la plus forte jamais enregistrée en Europe depuis que des relevés fiables existent. Cet événement, qualifié de millénaire a engendré des dégâts matériels catastrophiques et un bilan humain meurtrier. Le montant global de tous ces dégâts (particuliers, État, entreprises) s’élève à 13 milliards d’euros à l’échelle de la France.

Dans une grande proportion, les dégâts de cet événement sont liés aux effets du vent. La pluie et les orages ont aussi engendré des inondations par débordement de cours d’eau de la Garonne, mais dans une proportion plus faible.

A l’échelle de la région Nouvelle Aquitaine, on peut rapporter ci-après des éléments d’information sur les impacts socio-économique de cet événement.

 

La carte ci-après présente le coût des dommages par département sur la base du régime de reconnaissance CATNAT.

Carte 4 : Montant des dommages par département – 1999 (source : https://catastrophes-naturelles.ccr.fr)

 

Au lendemain de la tempête, l’État prend une mesure exceptionnelle pour lutter contre les inondations en Gironde. Sur ce département, plus de 100 plans de protection contre les inondations sont mis en place pour interdire la construction en zone rouge.

 

Dégâts liés aux tempêtes :

  • un bilan humain très sévère avec une perte de 27 vies humaines (dont 13 en Charente-Maritime, 8 en Charente, 3 en Gironde, 2 en Dordogne et 1 dans les Landes). Beaucoup de décès sont dus aux chutes d’arbres lors des rafales de vent,
  • des dégâts très importants sur le couvert forestier aquitaine avec 28,2 millions de mètres cubes d’arbres abattus en Nouvelle-Aquitaine dont 18 millions en Gironde, 5 millions dans les Landes. Cela a nécessité l’intervention des forces armées (jusqu’en mars) pour dégager des milliers km de pistes forestières. Cette tempête est qualifiée de désastre du siècle

 

Ci-dessous, en Gironde, 20 millions de mètres cubes d’arbres ont été abattu par la tempête.

Image 2 : Forêt abattue en Gironde – 1999 (source : https://www.sudouest.fr/2016/12/28/les-27-et-28-décembre-1999-martin-ravage-le-sud-ouest-3061348-2780.php)

 

  • de dégâts matériels considérables et difficiles à recenser étant donné l’étendue de la catastrophe : en Gironde, il a été rapporté 400 000 foyers privés d’électricité, 60 000 foyers coupés de téléphones, et 111 000 habitations privées d’eau du robinet et des dégâts consécutifs aux chutes d’arbres en milieu urbain. Les réseaux routiers (surtout en Médoc et Haute Lande) et ferroviaire (y compris lignes TGV) ont été fortement perturbés. Dans les Landes, une grande partie du département  est privée d’électricité (45 0000 à 50 000 foyers), excepté Dax, Mont-de-Marsan et Saint-Pierre-du-Mont. Un total de 47 000 interventions de  sapeurs-pompiers est relevé dans les Landes,

 

Ci-dessous la violence de la tempête à Bordeaux : les arbres du Jardin public ont arraché les grilles, cours de Verdun.

Image 3 : Arbres arrachés à Bordeaux – 1999 (source: https://www.sudouest.fr/2016/12/28/les-27-et-28-decembre-1999-martin-ravage-le-sud-ouest-3061348-2780.php)

 

Dégâts liés aux inondations :

  • des fortes inondations d’habitations, de maisons, de commerces et de locaux industriels de bord de mer ont eu lieu sur le Bassin d’Arcachon : ces inondations s’expliquent en raison des vents qui ont poussé devant eux les eaux de surface et les masses d’eaux marines vers l’intérieur des terres. Les conséquences ont été sévères : l’eau envahit les rues d’Arcachon, de la Teste, de Lège, inondant les maisons et brisant les vitrines des magasins. A Gujan-Mestras, l’eau a atteint la voie ferrée. Au Mauret, le niveau de l’eau est monté jusqu’à 80 centimètres en s’engouffrant dans les maisons. Trois personnes sont décédées lors de cette catastrophe sur le Bassin d’Arcachon et il a été procédé une évacuation de centaines de personnes,
  • de nombreuses habitations ont été inondées en bordure d’estuaire de la Gironde et des linéaires importants de digues ont été endommagés. On peut citer notamment les débordements de la Garonne sur les quais de Bordeaux : des dizaines de voitures garées le long des quais ont été inondées. Dans une partie du quartier de Bacalan, la montée des eaux de la Garonne a entraîné des inondations de 50 cm des cours du Médoc  et Edouard Vaillant. Dans le quartier des Chartrons, il y avait des inondations de l’ordre de 30 cm. Dans le quartier de la Bastide, en rive droite, les vagues poussées par les vents ont provoqué des inondations sur les rives. Certaines rues des quais de Queyries ont été submergées dans un premier temps par les remontées des réseaux d’eaux pluviales, eux-mêmes saturés par les eaux de la Garonne. Dans certains passages étroits sur les quais de Bordeaux, les courants pouvaient atteindre des vitesses très élevées (de l’ordre de 2 mètres / seconde) ; mettant fortement en péril la vie d’un être humain emporté les flots (la mobilité d’un être humain dans l’eau devient fortement réduite à partir d’une vitesse de courant supérieure à 0,5 mètre / seconde),

 

Ci-dessous les rues basses de Bordeaux inondés dès les premières heures : Rue Poyenne dans le quartier des Chartrons.

Image 4 : Inondations à Saint Louis-de-Montferrand – 1999 (source : https://www.sudouest.fr/2013/02/13/chronologie-quand-la-garonne-inonde-la-gironde-et-bordeaux-964710-4971.php)

 

  • le site de la centrale du Blayais a été inondée le 27/12/1999 avec de conséquentes entrées d’eau de l’estuaire de la Gironde. Celles-ci ont détruit les systèmes de sécurité. Pour autant, il n’y a eu  aucune conséquence radiologique et aucun problème lié aux radiations suite à cet événement,

 

Ci-dessous la Centrale Nucléaire du Blayais inondée pendant la tempête du 27/12/999.

Image 5 : Inondations Saint-Louis-de-Montferrand – 1999 (source : https://www.sudouest.fr/2013/02/13/chronologie-quand-la-garonne-inonde-la-gironde-et-bordeaux-964710-4971.php)

 

  • d’autres sites ont subi les conséquences des débordements de la Garonne. La commune de Saint-Louis-de-Montferrand a été complètement noyée sous les eaux de la Garonne sous plus de 1 mètre d’eau. Par ailleurs, dans l’arrondissement de Blaye, la rupture des digues a entraîné une inondation de plus de 5000 hectares de terres et aussi celle du site nucléaire de Braud-et-Saint-Louis.

 

Ci-dessous la commune de  Saint-Louis-de-Montferrand (Gironde) noyée sous les eaux.

Image 6 : Inondations Saint-Louis-de-Montferrand – 1999 (source: https://www.sudouest.fr/2016/12/28/les-27-et-28-decembre-1999-martin-ravage-le-sud-ouest-3061348-2780.php)

 

Éléments bibliographiques

[1] https://catastrophes-naturelles.ccr.fr/-/001339_inondations-consecutives-aux-tempetes-lothar-et-martin-de-decembre-1999
[2] https://fr.wikipedia.org/wiki/Nouvelle-Aquitaine
[3] https://fr.wikipedia.org/wiki/Charente_(département)
[4] http://www.groupe-mercure.fr/regions/le-climat-en-aquitaine.html
[5] https://www.ladepeche.fr/article/2010/03/01/787271-les-tempetes-les-plus-meurtrieres-en-france-depuis-30-ans.html
[6] http://www.observatoire-cote-aquitaine.fr/-Historique-des-tempetes-
[7] https://www.sudouest.fr/2016/12/28/les-27-et-28-decembre-1999-martin-ravage-le-sud-ouest-3061348-2780.php
[8] https://www.sudouest.fr/2017/02/03/ces-tempetes-dont-la-violence-a-ravage-la-region-depuis-1999-3165550-4971.php
[9] http://tempetes.meteo.fr/spip.php?article89
[10] https://actualite.lachainemeteo.com/actualite-meteo/2012-12-27/tempete-de-1999-il-y-a-13-ans-19264
[11] https://www.persee.fr/doc/tlgpa_0249-647x_2000_num_19_1_975
[12] https://fresques.ina.fr/landes/fiche-media/Landes00067/les-degats-dans-les-landes-suite-au-passage-de-la-tempete-martin.html
[13] https://actualite.lachainemeteo.com/actualite-meteo/2018-12-29/tempetes-du-siecle-il-y-a-19-ans-lothar-et-martin-devastaient-la-france-45875
[14] https://www.sudouest.fr/2013/02/13/chronologie-quand-la-garonne-inonde-la-gironde-et-bordeaux-964710-4971.php
[15] http://www.gironde.gouv.fr/content/download/9169/47916/file/dossier%20départemental%20des%20risques%20majeurs.pdf
[16] http://pluiesextremes.meteo.fr/france-metropole/Orages-meurtriers-sur-le-Sud-Ouest.html
[17] https://www.actualitix.com/carte-nouvelle-aquitaine.html
[18] https://fr.vikidia.org/wiki/Garonne
[19] http://www.gironde.gouv.fr/index.php/Politiques-publiques/Environnement-risques-naturels-et-technologiques/Prevention-des-risques-naturels-et-technologiques/Revision-des-PPRI-de-l-agglomeration-bordelaise/Histoire-des-inondations/La-tempete-Martin-de-1999
[20] https://vaux-sur-mer-autrement.info/wp-content/uploads/2018/10/Rapport-AcclimaTerra-pages-150-175.pdf
[21] http://www.aura-niort.fr/Conf_dial/Xynth/2_BOUCARD.pdf
[22] https://www.la-croix.com/Archives/1999-12-29/Le-lourd-bilan-de-la-tempete-_NP_-1999-12-29-490414
[23] https://www.persee.fr/doc/morfo_1266-5304_2002_num_8_2_1134